La musique dans l'antiquité gréco-romaine
               

Dionysos et le cortège dionysiaque

Dans la mythologie gréco-latine Dionysos dieu de la vigne de la jonctions,il fut confié a des menades et des satyres c'est ici qu'il devint dieu du vin et où il apprit la musique . Dionysos a fait des fêtes qui s'appelaient les bacchanales où les ménades et les satyres dansaient. Dionysos avait un culte public qui avait lieu aux fêtes des "Dionysies", mais  il était aussi honoré par un culte secret important : il s'agissait de mystères avec des cérémonies initiatiques.

Dans les représentations artistiques, Dionysos est très souvent accompagné par un groupe de satyres, de ménades et de panthères formant le cortège dionyaque. Dionysos a un aspect efféminé qui le rapproche d'Apollon.

Cratère à décor dionysiaque, dit Vase Borghèse
Vers 40-30 avant J.-C.
Marbre du Pentélique (région d'Athènes)
H. : 1,72 m. ; D. : 1,35 m.
Le vase fut découvert à Rome, en 1569, dans les Horti Sallustiani (jardins de l'historien Salluste) qui furent auparavant la propriété de César. Il fait partie de la collection Borghèse en 1645.
Conservé au musée du Louvre 

Dionysos et Ariane

Dionysos, le personnage le plus à gauche, est representé avec un thyrse. Il est debout et il a le regard porté sur Arianne. Arianne le regarde en jouant de la lyre. Sur le sol, une panthère est représentée avec un thyrse dans la gueule. A droite d'Ariane, un satyre se tient sur un pied ; il est en mouvement, il danse.

image Trémonteix 2008

Un sarcophage du Louvre montre aussi le cortège dionysiaque

Sarcophage de marbre du début du IIIe siècle ap. J.-C., écouvert en 1804 à Saint-Médard d'Eyrans, France.


Dans ce cortège dionysiaque, on peut reconnaître des ménades avec leurs crotales et leur tympanon, des centaures avec des lyres. Les satyres tiennent des trompettes et des flûtes.



Texte latin:
At parte ex alia florens volitabat Iacchus
Cum thiaso Satyrorum et Nysigenis Silenis,
Te quaerens, Ariadna, tuoque incensus amore.
[…]
Quae tum alacres passim lymphata mente furebant
Euhoe bacchantes, euhoe capita inflectentes.
Harum pars tecta quatiebant cuspide thyrsos,
Pars e divolso jactabant membre juvenco ;
Pars sese tortis serpentibus incingebant ;
Pars obscura cavis celebrabant orgia cistis,
Orgia, quae frustra cupiunt audire profani ;
Plangebant aliae proceris tympana palmis
Aut tereti tenuis tinnitus aere ciebant ;
Multis raucisonos efflabant cornua bombos
Barbaraque horribili stridebat tibia cantu.
Mais d'un autre côté Iacchus florissant volait avec son thiase de Satyres et avec les Silènes, enfants de Nysa , te cherchant, Ariane enflammé d'amour pour toi. [Les Ménades] agiles, l'esprit égaré, erraient çà et là, criant évohé ! évohé ! et secouant la tête. Les unes agitaient la pointe de leur thyrse1 couverte de feuillage, les autres brandissaient les membres d'un taureau mis en pièces ; d'autres ceignaient leur taille de serpents enlacés ; d'autres célébraient les mystères sacrés au creux des cistes2, ces mystères dont les oreilles des profanes cherchent vainement à connaître le secret ; d'autres frappaient les tambourins de leurs paumes levées ou tiraient du bronze arrondi3 des tintements aigus ; beaucoup soufflaient dans des cornes, d'où s'exhalaient de rauques mugissements, et la flûte barbare sifflait son chant porteur de frisson.


1- longue hampe, souvent surmontée d'une pomme de pin et enguirlandée de feuillage, attribut ordinaire de Bacchus et de ses compagnons
2- corbeilles où les initiés enfermaient certains objets symboliques dont seules ils connaissaient le sens : gâteaux, fruits, etc …
3- les cymbales
Poésies, Catulle, LXIV, 251-262
traduction de G. Lafaye

sources:
(dictionnaire de la mythologie grec et latine)

une autre cortège dionysiaque trouvé à Herculanum

Mahmoud, Mathilde, 4ème